Discours d'ouverture de la 3 e session
de la 43 e législature du Québec
La Journée de la robe rouge : nommer, ne pas oublier, agir
« Chaque 5 mai, des robes rouges flottent dans l’espace public comme des présences silencieuses. Elles ne crient pas. Elles interpellent. Elles rappellent que des femmes, des filles et des personnes bispirituelles issues des Premières Nations, des Inuit et des Métis continuent de faire face à une violence disproportionnée. »
Dans son allocution, Mme Jeannotte a tenu à rappeler que cette violence ne touche pas uniquement les femmes autochtones.
« Depuis plusieurs années, la violence faite aux femmes est en hausse au Québec comme ailleurs. Il s’agit d’une blessure profonde dans le tissu de notre société, qui appelle une vigilance constante et un engagement renouvelé de la part de toutes et tous. »
Un moment historique : trois femmes à la tête de la province
En ce même 5 mai, le Québec a vécu un moment sans précédent dans son histoire institutionnelle. Pour la première fois, les trois plus hautes fonctions de la province sont simultanément occupées par des femmes : la lieutenante-gouverneure Manon Jeannotte, la présidente de l’Assemblée nationale et la première ministre du Québec.Mme Jeannotte a tenu à souligner cet alignement remarquable avec une fierté mesurée, mais réelle. Reprenant les mots de Pauline Marois, elle a rappelé que :
« Chaque fois qu’une femme accède aux plus hautes fonctions, c’est toutes les femmes qui avancent, avant d’y ajouter sa propre conviction : c’est toute la société qui en sort gagnante. Ces avancées illustrent une société qui s’ouvre, qui évolue et qui se transforme. Elles ne sont pas des symboles abstraits. Elles engagent. »
Un appel au rassemblement, guidé par la vision du cercle
Dans un monde où les repères changent, où les tensions s’expriment et où les incertitudes persistent, la lieutenante-gouverneure a rappelé aux parlementaires ce qui fonde la cohésion d’une nation : non pas l’effacement des différences, mais leur inscription dans un projet commun où chaque personne a sa place.
« Le cercle est un espace d’équilibre où tout est relié, où le collectif l’emporte sur l’individuel, où le partage, le respect, l’humilité et l’honnêteté guident les décisions. Des décisions qui font écho bien au-delà de l’instant présent et qui doivent toujours chercher à rassembler, en tenant compte de celles et ceux qui viendront pour les sept prochaines générations.
Le Québec nous précède, nous dépasse et nous survivra. Ce que nous en faisons aujourd’hui engage bien davantage que le présent.»
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